Journée internationale contre le bruit

À l’occasion de la Journée internationale contre le bruit, le 29 avril

Le bruit hors-jeu: repos nocturne pour voitures et deux-roues bruyants

La crise provoquée par la Covid-19 a réduit sensiblement le bruit sur de nombreuses routes. La Ligue suisse contre le bruit remercie les automobilistes qui renoncent à prendre leur véhicule ou roulent plus silencieusement. Pour la période qui suivra le semi-confinement, elle demande une politique de protection contre le bruit plus cohérente et, la nuit et les jours de repos, des mesures concernant les motos et voitures trop bruyantes.

La crise actuelle ne présente que peu d’aspects réjouissants. Un effet secondaire positif des mesures de lutte contre le Covid-19 décidées par le Conseil fédéral saute toutefois aux «oreilles»: dans de nombreux endroits, le bruit routier a baissé de 3 à 6 décibels selon les mesures effectuées*. Or une réduction de 3 décibels correspond à la diminution des immissions sonores atteinte lorsque seulement la moitié des véhicules circulent. La Ligue contre le bruit est consciente que cet effet secondaire positif de la lutte contre l’épidémie ne sera que passager. Notre président, Peter Ettler, tient néanmoins à remercier les automobilistes pratiquant le télétravail et appelle la population à porter une oreille attentive au silence relatif de nos routes: «Écoutez le gazouillis des oiseaux!».

Le bruit des véhicules motorisés est épidémique

À l’occasion de la Journée internationale contre le bruit, la Ligue suisse contre le bruit invite à une réflexion acoustique. «À l’instar d’une épidémie, le bruit routier est difficile à cerner et très ardu à combattre», résume Peter Ettler, actif depuis de nombreuses années dans la protection contre le bruit. Selon lui, il est en outre essentiel de protéger la population, car le bruit rend malade. «Posons-nous la question de comment nous voulons vivre ensemble. Est-ce qu’un motard ou un automobiliste qui fait rugir le moteur de son véhicule a davantage de droits qu’une personne qui a besoin de calme ou de sommeil?» La Ligue contre le bruit soutient la campagne «Le bruit hors-jeu» dont elle fait partie. Or cette année, elle est particulièrement à l’écoute du bruit nocturne émis à l’excès par certains véhicules motorisés.

Apprendre de la crise: pour une politique cohérente

La Ligue suisse contre le bruit tire des enseignements de la situation actuelle et désire renforcer la campagne par un aspect touchant à la politique de la santé: elle demande à la politique et aux autorités une protection contre le bruit qui intègre la population et qui soit plus active et plus courageuse. En particulier de nuit, la protection de la santé des personnes nécessitant du calme doit être priorisée dans les zones d’habitation. La nuit et les jours de repos, les véhicules équipés pour générer un bruit qui pourrait être évité (moteur maquillé, clapets d’échappement ou amplifica- teurs acoustiques) devraient rester au garage ou être retirés de la circulation. La vitesse maximale doit par ailleurs être réduite à grande échelle dans les zones d’habitation, car à partir de 30 km/h le bruit de roulement des pneus représente un danger pour la santé des riverains. Chaque année, le bruit routier cause quelque 500 décès et des milliers de cas de maladie, notamment le diabète et des problèmes cardiovasculaires pouvant aller jusqu’à l’infarctus du myocarde.

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