Bruit ferroviaire en général

Bahnverkehr Zug um Zug

Augmentation du trafic ferroviaire: une technique ancestrale enfin remplacée

Le train est un moyen de transport performant et écologique qu’il convient de développer. Mais pour les personnes qui vivent ou qui travaillent à proximité d’une ligne de chemin de fer, il constitue également une source de nuisance sonore qui rend malade. La Confédération a donc pris des mesures pour améliorer la qualité de vie des riverain·e·s des grands axes et protéger leur santé. Un premier programme d’assainissement phonique du chemin de fer, pour lequel le Parlement avait mis à disposition 1,854 milliard de francs, a été lancé autour de l’an 2000. Dans le cadre de ce programme, l’ensemble du matériel roulant suisse de transport de voyageurs et de marchandises a été complètement assaini, quelque 276 kilomètres de murs antibruit ont été construits et plus de 70 000 fenêtres antibruit installées.

En 2013 déjà, le Parlement a décidé de financer un second programme avec une partie du crédit restant du premier programme de protection contre le bruit. Au total, 1,515 milliard de francs (base du prix, oct. 1998) était à disposition. La principale mesure prévue par ce second paquet était l’introduction d’une valeur limite d’émission applicable aux wagons de marchandise, y compris à ceux de détenteurs étrangers. Aussi l’utilisation de wagons bruyants équipés de sabots de freins en fonte grise est-elle interdite en Suisse depuis 2020. Le second paquet de protection contre le bruit prévoit également d’autres mesures, notamment des aides financières pour l’achat et l’exploitation de wagons de marchandises particulièrement silencieux et le renforcement de la recherche dans le domaine du bruit ferroviaire par l’administration fédérale.

Rapport de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV)
Pollution sonore en Suisse 2018

Rapport annuel de l’Office fédéral des transports (OFT) sur le bruit ferroviaire.
Monitoring Eisenbahnlärm 2019 (disponible en allemand uniquement)

 

La loi ne fixe toujours pas de valeurs limites pour les vibrations et le bruit solidien des installations de transport sur rails.

Conformément à l’article 15 de la Loi sur la protection de l’environnement, la Confédération doit fixer des valeurs limites pour les vibrations et le bruit solidien, de manière à ce que les immissions inférieures à ces valeurs ne gênent pas de manière sensible la population dans son bien-être. Or à ce jour, l’absence d’ordonnance d’exécution est scandaleuse. La problématique présente certes une forte complexité et l’assainissement des installations ferroviaires concernées est coûteux. La Ligue suisse contre le bruit demande néanmoins à toutes les autorités responsables et aux services ferroviaires de faire enfin avancer le dossier, de garantir le financement et de commencer l’assainissement.

Depuis sa publication en 1999, la Directive pour l’évaluation des vibrations et du bruit solidien des installations de transport sur rails, élaborée en collaboration avec l’Office fédéral des transports OFT, constitue une solution transitoire.

Vous trouverez de plus amples informations ici.

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